Lecture

DEUX MILLIARDS DE BATTEMENTS DE COEUR – GENKI KAWAMURA

Roman japonais au succès phénoménale, « Deux millions de battements de coeur » est une histoire philosophique dotée d’une réelle réflexion sur la mort, le deuil et la personnalité de chaque être humain. Avec une écriture stylistique aux accents parfois comiques, l’auteur arrive à nous faire réfléchir sur l’importances des choses de la vie quotidienne.

 

Résumé:

« Il paraît que la durée de vie des mammifères est invariablement de deux milliards de battements de cœur, qu’ils soient très lents ou très rapides. Pour les éléphants, cela correspond à cinquante ans. Les chevaux, vingt. Les chats, dix. Les souris, deux. Pour les humains, le compte est bon aux alentours de soixante-dix années. »

« Trente ans. C’est l’âge du narrateur de cette histoire. Et son médecin est formel : il est atteint d’une maladie incurable, il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. D’émotion, il perd connaissance de retour chez lui. Au réveil, deux visages sont penchés au-dessus de sa tête : celui de son chat et celui de son sosie… version extravertie ! Cet homme haut en couleur est le Diable en personne. Et il lui propose un marché : chaque jour, supprimer quelque chose du monde réel pour gagner vingt-quatre heures de vie supplémentaires. Il accepte. Quelques journées extraordinaires passent, où, confronté à des choix difficiles et à leurs conséquences pour ceux qu’il aime, il apprend à réévaluer son existence, son histoire, sa place dans le monde. Et puis, au cinquième jour, le Diable lui propose de supprimer les chats. La vie du narrateur va alors basculer une deuxième fois… »

 

Ce que j’en pense ?

En lisant le résumé, je ne m’attendais pas du tout à trouver une histoire de ce genre avec autant de légèreté face au thème principal: la mort. Dès les premières lignes, j’ai été assez surprise par la situation relativement absurde et insensée. En effet, le personnage principal met en place un pacte avec le diable: il doit supprimer un objet du monde pour obtenir 24h de vie supplémentaire. L’absurdité de l’histoire est renforcé par la description du diable, qui pourtant diaboliquement mauvais, est à l’image d’un vacancier et porte une chemise à fleur, un short et des sandales d’été.

Dans le sens de l’histoire, le protagoniste élimine tout d’abord les téléphones. Cette suppression ne lui demande pas grand sacrifice car bien que pratique, il ne considère pas cet objet essentiel à la vie humaine. Par la suite, il élimine les films. Cette fois ci, ce grand passionné de cinéma a du mal à accepter l’échange car les films l’ont accompagnés toute sa vie. Au bord de la mort, il se voit dans l’obligation de céder. Lorsque vient le tour de supprimer les chats, la décision est impossible à prendre car cela entraînerait la disparition de son petit Chou.

“ Tant de films que je ne verrai pas. De plats que je ne goûterai pas. De musique que je n’écouterai pas… Les plus amers regrets sont ceux d’un futur que l’on ne connaîtra jamais. Les regrets ne s’appliquent pas qu’au passé… “

Au premier abord comico-dramatique, l’histoire prend de la profondeur et du sens. Le roman devient alors un roman de réflexion quasi philosophiques. En effet, lorsque le diable propose au personnage principal d’effacer un objet, celui-ci se voit dans le droit d’utiliser l’objet en question une dernière fois. Démarre alors un réel questionnement: Que serait le monde sans les films et tout ce qui s’en suit ? À travers chaque objet à supprimer se cache un souvenir, une personne, une relation. Aussi, notre protagoniste choisira d’appeler son grand amour et décidera de regarder son film favori une unique et dernière fois.

Si le narrateur ne peut se résoudre à accepter le dernier échange, c’est car la suppression des chats dans le monde entraînerait la perte du lien qu’il entretient avec sa mère, décédée 4 ans plus tôt. En effet, lorsqu’il était petit, sa mère et lui avait un petit chat nommé Laitue. Ils l’aimaient plus que tout. Lorsque Laitue est tombée malade, sa mère en a pris soin jusqu’à la fin. Ils ont ensuite adoptés Chou et depuis, cette petite boule de poils est le seul lien qu’il lui reste avec sa mère.

Face à cette situation, le narrateur prend conscience de ce qui fait sa personnalité. Il réalise que ses goûts, ses relations, et les objets qui ont pu faire partie de sa vie compose ce qu’il est. Ainsi, la disparition de l’un de ces éléments supprimerait quelque part, une face de sa personnalité.

« Il paraît que nous oublions afin de pouvoir nous souvenir. Que l’oubli est nécessaire à notre évolution. »

 

Après une lecture pareille, à la fois légère et profonde, il est clair que le lecteur se retrouve touché par l’histoire, par le personnage mais aussi par la morale que l’auteur essaye de nous transmettre à travers sa plume. La découverte de « Deux milliards de battements de coeur » m’a tout d’abord surprise pour ensuite me toucher et me faire aimer ce style d’écriture. Je vous conseille vivement de vous laisser transporter par le roman de Genki Kawamura que vous pourriez aimer comme je l’ai aimé.

 

Et vous, quel est votre roman du moment ?

 

 

 

 

 

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4 thoughts on “DEUX MILLIARDS DE BATTEMENTS DE COEUR – GENKI KAWAMURA”

  1. Le résumé m’a clairement donné envie de le lire !! Je pense que je vais le mettre dans ma listes de livres à lire prochainement ! Je te remercie pour cela 🙂

    Actuellement, je n’ai pas de livre DU MOMENT, pourquoi ? Parce qu’à 23 ans, je me suis ENFIN décidée à lire les Harry Potter hahaha ! J’en suis au 5.

    Je t’embrasse XX

    1. Il n’y a pas de quoi, contente que mon article t’ai donné envie de lire ce roman !

      Je n’ai jamais lu les Harry Potter, et pourtant c’est un grand classique ! Tu m’en diras des nouvelles.

      Des bisous 🙂

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